Anthropic a annoncé le 14 juillet 2026 un engagement de 10 millions de dollars canadiens dans la recherche IA au Canada, répartis entre huit institutions académiques et hospitalières sous forme de crédits d’accès à ses modèles Claude, selon BetaKit.
Huit institutions bénéficiaires
Chacune des huit organisations retenues reçoit l’équivalent d’un million de dollars en crédits Claude. La liste couvre à la fois des instituts de recherche en IA pure et des centres hospitaliers universitaires :
- Alberta Machine Intelligence Institute (Edmonton)
- Mila (Montréal)
- Vector Institute (Toronto)
- CHEO (Children’s Hospital of Eastern Ontario)
- Centre for Addiction and Mental Health (CAMH)
- Université Laval
- University of Toronto
- University of Saskatchewan
L’objectif affiché est de financer des travaux sur des applications de l’IA jugées « bénéfiques et responsables », un vocabulaire qui recoupe la mission affichée d’Anthropic depuis sa création.
Un ancrage historique au Canada
Ce geste n’est pas anodin pour Anthropic : Chris Olah, cofondateur de l’entreprise, a souligné son propre passage par l’écosystème de recherche canadien avant de rejoindre le laboratoire. « I was formed by that culture, and I’m proud Anthropic can support the next chapter », a-t-il déclaré. De son côté, Hugo Larochelle, directeur scientifique de Mila, a salué l’apport concret de l’initiative : « Access to Anthropic’s models is a powerful accelerant for the work being carried out across Mila’s research community. »
Le choix des institutions n’est pas non plus un hasard : Mila, le Vector Institute et l’Université de Toronto sont respectivement liés aux trois figures tutélaires de l’apprentissage profond moderne, Yoshua Bengio, Geoffrey Hinton et Richard Sutton, souvent qualifiés de « parrains de l’IA ».
Le Canada, marché stratégique pour Claude
L’annonce s’appuie sur des chiffres d’usage déjà solides : le Canada se classe au 8ᵉ rang mondial pour l’utilisation de Claude, avec 2,6 % du volume global, et arrive en 2ᵉ position lorsqu’on rapporte cet usage à la population active, juste derrière les États-Unis. Un signal qui explique pourquoi Anthropic choisit d’investir directement dans l’écosystème académique local plutôt que de se contenter d’une présence commerciale.
Source : BetaKit.

