Anthropic capacité calcul : l’entreprise a sécurisé le 4 août 2026 deux accords d’infrastructure massifs en quelques heures. D’un côté, Google restructure des dizaines de milliards de dollars de financement de puces pour Anthropic hors de son propre bilan. De l’autre, la startup Volta Infra signe un contrat de 10 milliards de dollars pour fournir du calcul en Norvège.
Google déplace le risque hors de son bilan
Selon the-decoder, Google a bâti avec Broadcom, Apollo, Blackstone et Morgan Stanley une structure de financement complexe portant sur environ 200 milliards de dollars de contrats liés à la croissance continue d’Anthropic et à sa capacité à honorer ses paiements de location. L’objectif : continuer d’approvisionner Anthropic en puces et en centres de données tout en gardant l’essentiel du risque financier hors du bilan de Google.
Concrètement, Google apporte sa garantie sur les paiements de location et d’électricité d’un campus IA au Texas si Anthropic venait à faire défaut, en échange d’environ 20 % de participation dans le projet. Les engagements de garantie de Google pour ces paiements ont atteint 43,8 milliards de dollars au 30 juin 2026, soit sept fois plus qu’neuf mois plus tôt.
10 milliards de dollars avec une startup née il y a six mois
Le même jour, Anthropic a annoncé un accord de six ans avec Volta Infra Holdings, fondée début 2026 par d’anciens cadres de Brookfield. Le deal porte sur 133 mégawatts de capacité dans un centre de données norvégien alimenté à l’hydroélectricité et équipé de puces Vera Rubin de Nvidia, livrées en partenariat avec le mineur de bitcoin Bitdeer Technologies. Le déploiement est prévu en deux phases jusqu’en mars 2027.
Volta a levé 300 millions de dollars en série A, menée par Andreessen Horowitz et Altimeter Capital, avec Nvidia et Michael Dell parmi les investisseurs — valorisant la jeune société à 2,4 milliards de dollars. L’action du partenaire Bitdeer Technologies a bondi de 14 % après l’annonce.
Une dépendance qui interroge
Ces deux deals s’ajoutent à des partenariats déjà signés par Anthropic avec Google, Broadcom, Amazon, SpaceX et AMD pour sécuriser sa puissance de calcul. Certains observateurs pointent la fragilité d’un écosystème où Nvidia agit à la fois comme investisseur et fournisseur principal de puces auprès de Volta — un chevauchement d’intérêts qui pourrait compliquer l’évaluation des risques si l’un des maillons de la chaîne venait à faiblir.
Combien Anthropic a-t-il sécurisé en capacité de calcul le 4 août 2026 ?
Anthropic a annoncé un accord de 10 milliards de dollars avec Volta Infra Holdings pour du calcul en Norvège, en plus d’une restructuration du financement de puces avec Google portant sur environ 200 milliards de dollars de contrats.
Qui est Volta Infra Holdings ?
Volta est une startup d’infrastructure cloud fondée début 2026 par d’anciens cadres de Brookfield, valorisée 2,4 milliards de dollars après une levée de 300 millions de dollars menée par Andreessen Horowitz et Altimeter Capital, avec Nvidia parmi les investisseurs.
Pourquoi Google structure-t-il son financement hors bilan ?
Google garantit les paiements de location et d’électricité d’Anthropic en cas de défaut, mais répartit le risque financier avec Broadcom, Apollo, Blackstone et Morgan Stanley pour ne pas porter seul l’exposition sur ses comptes.
