Dans un essai de près de 6 000 mots publié sur GatesNotes et complété par un entretien au New York Times le 26 août 2026, l’alerte de Bill Gates sur l’IA marque une rupture avec son optimisme affiché en 2018, quand il présentait l’intelligence artificielle comme « un meilleur logiciel ». Il confie aujourd’hui que, pour la première fois de sa vie, il souhaiterait qu’une technologie avance plus lentement.
Trois risques mis en avant
Gates structure son inquiétude autour de trois axes. D’abord, la disparition durable d’emplois d’entrée et de milieu de carrière — vente, service client, développement logiciel, support juridique — ainsi que des postes manuels menacés par des robots low-cost développés en priorité en Chine. Ensuite, le risque biologique : il estime que « quelques personnes ayant accès à une IA avancée pourraient développer de nouveaux agents pathogènes », les capacités utiles et dangereuses étant, selon lui, impossibles à séparer techniquement. Enfin, un risque psychologique et social, avec des IA compagnes potentiellement addictives et un affaiblissement de l’esprit critique des enfants face aux deepfakes et à la désinformation personnalisée.
« En privé, ils sont très inquiets »
Gates accuse une partie du secteur de minimiser publiquement ces risques : « En privé, les gens qui comprennent à quel point cette technologie est puissante… sont très inquiets. En public, en revanche, ils se disent entre eux : ‘Ne dis pas ça, c’est mauvais pour nous.’ » Il situe le déclic de son revirement dans sa propre expérience de Claude Code, dont les capacités l’auraient personnellement surpris.
Des pistes de régulation concrètes
L’essai ne se limite pas au constat : Gates propose la création d’organismes de supervision internationaux, sur le modèle des régulateurs du nucléaire ou de l’aviation civile, ainsi qu’une taxe sur les jetons consommés par l’IA et par les robots pour financer la transition. Il avance aussi l’idée d’un statut « Human Reserved », qui réserverait certains métiers du soin et de l’accompagnement humain à des travailleurs humains par principe, indépendamment de la capacité de l’IA à les remplacer.
Source complète sur The Decoder.
Que dénonce Bill Gates à propos de l’IA en 2026 ?
Il alerte sur trois risques majeurs : la disparition durable d’emplois d’entrée et de milieu de carrière, le risque de développement de pathogènes facilité par l’IA, et l’impact psychologique sur les enfants exposés aux deepfakes et à la désinformation personnalisée.
Quelles solutions Bill Gates propose-t-il ?
Il propose des organismes de supervision internationaux inspirés des régulateurs du nucléaire et de l’aviation, une taxe sur les jetons consommés par l’IA et les robots, ainsi qu’un statut ‘Human Reserved’ réservant certains métiers du soin à des humains.
Pourquoi ce changement de position chez Bill Gates ?
En 2018, Gates présentait l’IA comme un simple ‘meilleur logiciel’. Il attribue son revirement à la vitesse des progrès récents et à sa propre expérience avec Claude Code, dont les capacités l’auraient personnellement surpris.

