Gemma 4, la famille de modèles ouverts de Google, a reçu le 16 juillet 2026 une mise à jour qui corrige plusieurs bugs d’appel d’outils et de troncature des réponses, sans que Google ne change le nom du modèle ni ne publie de version distincte. La communauté de développeurs a repéré le changement avant toute annonce officielle claire de la part de Google.
Des correctifs concrets sur l’appel d’outils
Selon The Decoder, la mise à jour active Flash Attention 4, ce qui accélère le traitement des invites de 25 à 70 % et réduit de 31 % le délai avant le premier token généré. Elle corrige surtout des problèmes qui empêchaient le modèle de déclencher correctement des outils externes, un défaut particulièrement gênant pour les applications agentiques qui s’appuient sur Gemma 4 pour orchestrer des appels de fonction.
Moins de réponses coupées, meilleure vision
La mise à jour réduit aussi les cas où le modèle interrompait ses réponses de façon prématurée. Côté vision, le paramètre max_soft_tokens passe de 280 à 1 120, ce qui permet à Gemma 4 de traiter des images jusqu’à 2,51 mégapixels avec une meilleure qualité d’OCR. Ces changements s’appliquent à tous les formats du modèle, y compris la variante 12B lancée récemment par Google.
Pourquoi « silencieuse » pose problème
Ce qui a agacé une partie de la communauté n’est pas le contenu de la mise à jour, mais sa forme : Google a publié ces changements sous le nom identique « Gemma 4 », sans le distinguer par un numéro de version comme « Gemma 4.1 ». Des discussions ouvertes sur des dépôts comme celui d’Unsloth documentent des correctifs similaires côté outillage tiers, avec des gains rapportés allant jusqu’à 80 % de précision en plus sur les appels d’outils et un nombre d’appels autorisés porté de 10 à 25. Sans marqueur de version clair, les équipes qui évaluent ou comparent des déploiements de Gemma 4 dans le temps risquent de confondre des résultats obtenus avant et après la mise à jour.
Pourquoi c’est important
Pour les développeurs qui construisent des agents ou des workflows automatisés sur Gemma 4, ces correctifs sont bienvenus, mais l’absence de versionnage clair complique le suivi des régressions et des comparaisons de performance dans le temps — un problème récurrent avec les modèles ouverts mis à jour discrètement.
