Les licenciements IA Meta prévus dans le cadre d’un plan interne baptisé « Project OT » ont été abandonnés par le groupe de Mark Zuckerberg, après une fronde des salariés et des résultats décevants des agents autonomes censés remplacer les équipes, selon une enquête de Reuters relayée par The Decoder le 26 août 2026. Une première vague de suppressions de postes avait bien eu lieu, mais la seconde, prévue pour novembre 2026, a été annulée.
Un plan qui visait jusqu’à 60 % de certaines équipes
Project OT prévoyait de remplacer une partie du personnel par des agents IA supervisés par de petits groupes d’employés, avec une réduction pouvant atteindre 60 % des effectifs dans plusieurs équipes concernées. Reuters, qui cite des sources internes, précise que le score de satisfaction des salariés est tombé de 74 % à 55 % pendant la mise en œuvre du projet.
Des agents qui n’ont pas tenu la cadence
La technologie d’agents censée absorber le travail des postes supprimés n’a pas délivré les gains de productivité attendus. Mark Zuckerberg a lui-même reconnu en juillet 2026 que cette technologie n’avait pas progressé aussi vite qu’il l’espérait — un aveu rare pour un dirigeant qui avait publiquement misé sur l’automatisation par l’IA de pans entiers de l’organisation. Ce constat s’ajoute aux critiques de certains investisseurs sur l’ampleur du budget IA de Meta, qui a englouti des dizaines de milliards de dollars dans ses infrastructures de calcul sans que ces dépenses ne se traduisent immédiatement par les gains de productivité annoncés en interne.
La fronde des salariés, déclencheur de l’arrêt
Le point de bascule est venu des salariés eux-mêmes : plusieurs ont découvert qu’un logiciel de suivi installé sur leurs postes, qui enregistrait clics de souris et frappes clavier, servait en réalité à entraîner les agents IA destinés à les remplacer. Cette découverte a déclenché une vague de protestations internes, poussant la direction à geler la seconde vague de licenciements.
L’épisode illustre une tension que plusieurs grands groupes technologiques rencontrent actuellement : le décalage entre les promesses affichées sur l’automatisation par les agents IA et leur fiabilité réelle sur des tâches complexes en production. Pour en savoir plus, consultez l’article de The Decoder, qui relaie l’enquête de Reuters.
Meta a-t-elle annulé tous ses licenciements liés à l’IA ?
Non. La première vague de suppressions de postes prévue dans le cadre de Project OT a bien eu lieu ; seule la seconde vague, programmée pour novembre 2026, a été annulée.
Pourquoi les agents IA de Meta n’ont-ils pas fonctionné comme prévu ?
Selon Mark Zuckerberg, la technologie d’agents n’a pas progressé aussi vite qu’espéré, ce qui a empêché les gains de productivité attendus pour compenser les suppressions de postes.
Qu’est-ce qui a déclenché la fronde des salariés chez Meta ?
La découverte qu’un logiciel de suivi de leur activité (clics et frappes clavier) servait à entraîner les agents IA censés les remplacer a provoqué une vague de protestations internes.
