Des licenciements IA Meta font l’objet d’une plainte déposée par d’anciens et actuels employés devant un tribunal fédéral de Californie, selon des informations publiées le 15 juillet 2026 par The Decoder. Les plaignants accusent l’entreprise d’avoir utilisé un système interne d’intelligence artificielle pour établir des listes de licenciement ciblant de manière disproportionnée les employés en situation de handicap ainsi que ceux en congé médical, familial ou parental protégé.
Ce que décrit la plainte
Selon les éléments rapportés, la vague de licenciements visée par la plainte a concerné environ 8 000 employés en mai 2026. Le système d’IA interne aurait généré les listes de suppression de postes à partir de critères incluant les évaluations de performance, la productivité, le rendement et l’utilisation mesurée des outils d’IA par les employés eux-mêmes. Les plaignants estiment que ces critères, combinés à la façon dont l’algorithme les a pondérés, ont produit un résultat discriminatoire à l’égard de catégories de salariés protégées par la loi.
Un des cas cités dans la procédure concerne une employée qui aurait reçu sa notification de licenciement deux jours seulement avant son accouchement, un exemple utilisé par les plaignants pour illustrer l’absence de prise en compte humaine des situations individuelles au moment de la décision.
La défense de Meta
Un porte-parole de Meta a rejeté ces accusations, affirmant que « les humains prennent toutes les décisions en matière de personnel ». L’entreprise conteste donc l’idée qu’un système automatisé ait pu déterminer seul, ou de façon déterminante, qui serait licencié. Cette ligne de défense rejoint celle déjà adoptée par d’autres grandes entreprises tech confrontées à des accusations similaires, où l’IA est présentée comme un outil d’aide à la décision et non comme le décideur final.
Une demande de maintien en poste le temps de l’arbitrage
Les plaignants demandent au tribunal une ordonnance préalable permettant de maintenir leur emploi jusqu’à la résolution de la procédure d’arbitrage, une voie souvent imposée aux employés par leur contrat de travail plutôt qu’un procès classique. L’issue de cette demande, et plus largement de l’affaire, pourrait avoir une valeur de précédent pour d’autres litiges à venir autour de l’usage de systèmes d’IA dans les décisions de ressources humaines, un sujet suivi de près à mesure que les grandes entreprises tech généralisent ces outils pour piloter leurs effectifs.
Combien d’employés Meta ont-ils été concernés par ces licenciements ?
Selon la plainte, environ 8 000 employés ont été licenciés en mai 2026, une partie d’entre eux estimant avoir été ciblés de façon disproportionnée par le système d’IA utilisé.
Que répond Meta à ces accusations ?
Un porte-parole de Meta affirme que les décisions de personnel restent prises par des humains, rejetant l’idée qu’un système d’IA ait déterminé seul les licenciements.
Que demandent les plaignants au tribunal ?
Ils demandent une ordonnance préalable pour maintenir leur emploi jusqu’à la résolution de la procédure d’arbitrage devant le tribunal fédéral de Californie.
