Le procès Apple OpenAI pour vol de secrets commerciaux, déposé le 10 juillet 2026, révèle des détails accablants dans la plainte de 41 pages consultée par TechCrunch. Textos compromettants, tactiques de recrutement matériel et près de 400 anciens employés d’Apple désormais chez OpenAI : voici ce que contient réellement le dossier judiciaire.

Des textos qui pourraient peser lourd

Apple accuse Chang Liu, ancien ingénieur systèmes senior chez Apple, d’avoir accédé sans autorisation à des ressources de stockage réseau de l’entreprise après son départ. Selon la plainte, il aurait écrit par texto à un collègue : « LOL, je viens de découvrir que je peux encore accéder [au stockage réseau] », avant d’ajouter, quelques heures après avoir quitté Apple, qu’il disposait « encore d’un autre ordinateur ».

Des candidats invités à apporter des pièces Apple

La plainte cible également Tang Yew Tan, directeur matériel d’OpenAI et vétéran d’Apple pendant 24 ans, ancien vice-président en charge du design produit de l’iPhone et de l’Apple Watch. Apple affirme qu’il aurait demandé à des candidats en entretien chez Apple d’apporter des « pièces physiques » et des « artefacts de conception CAD » issus de leur emploi précédent, pour des séances de présentation informelles chez OpenAI.

Contourner les procédures de sortie

Selon Apple, OpenAI aurait fait circuler en interne des documents expliquant aux employés en partance d’Apple comment éviter le « redouté entretien de départ » et comment ne pas signer les documents de sortie sans en informer d’abord OpenAI. La plainte évalue à environ 400 le nombre d’anciens salariés d’Apple aujourd’hui employés par OpenAI, un chiffre qui donne la mesure du transfert de compétences entre les deux entreprises.

io Products dans le viseur

io Products, la société matérielle rachetée par OpenAI et dirigée par Jony Ive, est également codéfendeur dans l’affaire. Apple l’accuse d’avoir détourné ses techniques de finition métallique et d’avoir approché des fournisseurs en utilisant des informations confidentielles appartenant à Apple. La firme de Cupertino précise avoir contacté OpenAI dès février 2026, sans obtenir de réponse, avant de se résoudre à porter l’affaire devant la justice.

Un dossier qui s’ajoute à une liste déjà longue

Cette plainte survient alors qu’OpenAI fait déjà face à une procédure de sanctions dans son litige avec le New York Times, où les plaignants l’accusent d’avoir dissimulé des preuves. La multiplication de ces contentieux judiciaires illustre la pression croissante qui pèse sur l’entreprise, en pleine course à l’expansion sur tous les fronts — modèles, matériel, et désormais recrutement contesté de talents.

Quelles sont les principales accusations dans le procès Apple contre OpenAI ?

Apple accuse d’anciens employés d’avoir volé des secrets commerciaux, dont un ingénieur ayant gardé un accès non autorisé au stockage réseau d’Apple après son départ.

Combien d’anciens employés Apple travaillent chez OpenAI ?

Selon la plainte d’Apple, environ 400 anciens salariés d’Apple travaillent aujourd’hui chez OpenAI.

Quel est le rôle d’io Products dans cette affaire ?

io Products, la société matérielle rachetée par OpenAI et dirigée par Jony Ive, est codéfendeur et accusée d’avoir détourné des techniques de finition métallique d’Apple.

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