Le secrétaire au Trésor américain Scott Bessent a averti ce 21 juillet 2026 que les États-Unis pourraient imposer des sanctions IA chinoise aux entreprises accusées de vol de propriété intellectuelle, selon des propos rapportés par TechCrunch. La menace vise en particulier les modèles ouverts chinois, dont Kimi K3 de Moonshot AI est cité en exemple de la montée en puissance du secteur.
« Nous ne soutenons pas le vol de propriété intellectuelle »
Scott Bessent a formulé sa mise en garde en des termes directs : « Cette administration soutient les modèles open source, mais ce que nous ne soutenons pas, c’est le vol de propriété intellectuelle. Si nous constatons que des modèles étrangers volent nos grandes entreprises, nous avons la capacité de les sanctionner. » L’administration américaine accuse des laboratoires chinois de recourir à la distillation — une technique qui consiste à entraîner un modèle plus petit à partir des réponses d’un modèle plus grand — pour capter les capacités de systèmes développés par OpenAI ou Anthropic.
Un durcissement après l’option de l’interdiction discrète
Cette sortie publique de Bessent tranche avec l’approche plus feutrée évoquée ces derniers jours. Selon une enquête d’Axios relayée le 20 juillet, l’administration Trump aurait plutôt cherché à limiter l’usage des modèles IA chinois par empilement de restrictions administratives, sans loi ni décret frontal — une version d’un bannissement discret contestée par plusieurs observateurs du secteur. La menace de sanctions formulée par Bessent s’ajoute aux restrictions déjà en place sur l’exportation de puces vers la Chine et prolonge un engagement pris par la Maison-Blanche en avril pour lutter contre le vol de technologie.
Kimi K3 en toile de fond
Le timing n’est pas neutre : Kimi K3 de Moonshot AI domine l’actualité IA de la semaine, jusqu’à faire suspendre les nouveaux abonnements du service face à l’afflux de demandes. Aucune mesure de sanction concrète n’a toutefois été annoncée à ce stade — Bessent n’a précisé ni les entreprises visées ni le mécanisme juridique qui serait utilisé. La déclaration intervient aussi alors que les actions de plusieurs fabricants de puces chinois ont grimpé cette semaine, portées par des annonces de data centers fonctionnant exclusivement sur composants nationaux, comme celui tout juste achevé par Z.AI. Washington cherche ainsi à limiter simultanément l’accès aux puces et la circulation des modèles eux-mêmes.
Qui a menacé la Chine de sanctions sur l’IA ?
Le secrétaire au Trésor américain Scott Bessent, dans des propos rapportés le 21 juillet 2026 par TechCrunch.
Quelle est l’accusation portée contre les entreprises chinoises ?
Washington les accuse de voler la propriété intellectuelle de sociétés américaines comme OpenAI et Anthropic, notamment via la distillation de modèles.
Des sanctions ont-elles déjà été mises en place ?
Non, seule une menace a été formulée pour l’instant, sans mesure concrète ni liste d’entreprises visées.
