Le laboratoire chinois Z.AI, anciennement connu sous le nom de Zhipu, a achevé la construction d’un data center Z.AI d’une capacité d’un gigawatt fonctionnant exclusivement avec des puces fabriquées en Chine. Rapportée par Bloomberg le 20 juillet 2026, cette étape marque une avancée concrète dans l’effort de Pékin pour remplacer le silicium Nvidia, dont l’accès reste restreint par les contrôles à l’export américains.
Une capacité comparable à 750 000 foyers
Le site, désormais partiellement opérationnel, est conçu pour entraîner et faire tourner la prochaine génération de la plateforme de modèles GLM de Z.AI. Sa puissance d’un gigawatt correspond, selon Bloomberg, à la consommation électrique d’environ 750 000 foyers à un instant donné. Z.AI exploiterait déjà plusieurs clusters de calcul comptant chacun plus de 10 000 puces.
Une réponse directe aux restrictions américaines
Z.AI, sous son ancien nom Zhipu, avait été ajoutée à la liste noire du département du Commerce américain en janvier 2025, lui interdisant l’accès aux puces Nvidia. La construction de ce data center entièrement composé de puces domestiques illustre la bascule stratégique opérée par l’entreprise depuis cette exclusion, dans un contexte où Pékin pousse activement les opérateurs publics à privilégier les semi-conducteurs nationaux.
Un gigawatt chinois qui ne vaut pas un gigawatt Nvidia
Les accélérateurs chinois, menés par la gamme Ascend de Huawei et talonnés par des acteurs comme Cambricon ou Moore Threads, accusent encore un retard en performance par watt face à la génération Blackwell de Nvidia. Un gigawatt de silicium chinois fournit donc, à ce stade, moins de puissance de calcul utile pour l’entraînement qu’un gigawatt de puces Nvidia équivalentes — une nuance importante derrière l’annonce.
Une stratégie de long terme pour l’autosuffisance
Ce chantier s’inscrit dans une politique plus large de Pékin, qui vise à ce que l’essentiel du calcul IA chinois provienne de puces domestiques d’ici quelques années. Pour Z.AI, disposer de sa propre infrastructure d’entraînement à cette échelle réduit sa dépendance aux fournisseurs étrangers, au prix d’une efficacité énergétique moindre qu’avec du matériel Nvidia — un compromis assumé par les autorités chinoises dans leur course à l’indépendance technologique.
Qu’est-ce que le data center Z.AI d’un gigawatt ?
Il s’agit d’une installation de calcul achevée par le laboratoire chinois Z.AI (ex-Zhipu), fonctionnant exclusivement avec des puces fabriquées en Chine, et destinée à entraîner sa plateforme de modèles GLM.
Pourquoi Z.AI n’utilise-t-il pas de puces Nvidia ?
Z.AI, sous son ancien nom Zhipu, a été placée sur la liste noire du département du Commerce américain en janvier 2025, ce qui lui interdit l’accès aux puces Nvidia.
Les puces chinoises sont-elles aussi performantes que celles de Nvidia ?
Non : les accélérateurs chinois comme ceux de Huawei, Cambricon ou Moore Threads restent en retard en performance par watt face à la génération Blackwell de Nvidia, ce qui rend un gigawatt chinois moins puissant qu’un gigawatt Nvidia équivalent.

