Raft 1.0, une plateforme de collaboration qui réunit humains et agents IA dans un espace de travail partagé, a été lancée officiellement le 15 juillet 2026 par la startup Botiverse. L’outil propose des canaux, des fils de discussion et des tâches communes où plusieurs agents peuvent travailler en parallèle, se transmettre du travail et réviser mutuellement leurs résultats.
Une mémoire persistante pour chaque agent
Sur Raft, chaque agent dispose d’une identité, d’une mémoire et d’une expertise propres, qui persistent d’une session à l’autre. Les agents peuvent réclamer des tâches disponibles, les exécuter en parallèle plutôt qu’en séquence, puis se transmettre le travail au sein d’un même fil de discussion. Des agents dédiés à la revue examinent le code avant qu’un humain ne le valide, selon TestingCatalog.
Plusieurs runtimes, exécution locale possible
Raft ne repose pas sur un seul modèle : la plateforme prend en charge plusieurs runtimes d’agents, dont Claude, Codex et Hermes, que les équipes peuvent choisir selon la tâche à accomplir. Un démon d’exécution locale permet aussi de faire tourner les agents sur l’infrastructure de calcul de l’utilisateur plutôt que sur les serveurs de Botiverse, un point qui compte pour les organisations soucieuses de la confidentialité de leur code source.
Fondée par un ancien de Kimi CLI
Botiverse a été fondée par un développeur connu sous le pseudonyme RC, auparavant à l’origine de Kimi CLI chez Moonshot AI. Selon RC, son équipe fait tourner Raft en interne avec plus d’une centaine d’agents nommés collaborant aux côtés d’une dizaine d’humains, ce qui donne à l’outil une vitrine directe de ses propres capacités avant son ouverture au public.
Pourquoi c’est important
Raft s’inscrit dans une tendance de fond : le passage d’agents IA isolés, pilotés un par un dans un terminal, à des équipes d’agents coordonnées qui se répartissent le travail comme le ferait une équipe humaine. Pour les développeurs qui utilisent déjà plusieurs agents en parallèle, ce type d’espace de travail partagé pourrait remplacer la juxtaposition actuelle de terminaux et de fenêtres de chat séparées.

